bilan 2015

 

En 2015, j’ai lu 35 romans, 14 BD; 3 livres qui parlent de voyages; partager 27 recettes les dimanches,

Voici mes coups de cœur. (j’ai recopié partiellement les chroniques de l’ancien blog Secrète Louise, qui n’est plus en ligne.) DONC le bilan est looooooooooooooooong!!!!!!!!!!!!

 

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Romans

 *La couleur du lait de Nell Leyshon

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Ce roman est génial et ça fait du bien de tomber sur une histoire racontée avec autant d’originalité.  Mary, quinze ans écrit sa vie, son histoire à travers cette douloureuse confession.

Elle est née dans une ferme où la vie n’est que corvées, misère et coups. Le père est un homme dur, violent. Il terrorise sa femme et ses quatre filles . Mary est la plus jeune mais aussi la plus vive et la plus rebelle. Chez ces gens là, « on ne cause pas, on trime ».. .Si vous ne savez pas quoi lire, n’hésitez pas, avec ce roman vous allez vous régaler!!!

« ceci est mon livre et je l’écris de ma propre main. nous sommes en l’an de grâce mille huit cent trente et un, j’ai quinze ans et je suis assise à ma fenêtre. »

« je vais vous raconter les choses telles qu’elles sont arrivées mais je ne veux pas me précipiter comme les génisses au portail sinon je vais m’empiéger et de toute manière vous préférez sûrement que je commence par là que les gens commencent en général.et c’est au commencement.

en l’an de grâce mille huit cent trente mon père habitait dans une ferme avec ses quatre filles et de ces quatre filles j’étais la dernière »

 

*L’oiseau canadèche de  Jim Dodge L'oiseau Canadèche L'oiseau Canadèche

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C’est l’histoire de rencontres improbables.

Celle d’un petit fils et d’un grand-père; Titou n’a que cinq ans lorsqu’il devient orphelin de père puis de mère. Il est confié à Jackson Santee, son grand-père un vieux grigou, près de quatre-vingts ans, buveur, râleur, coureur, mais tendre et rêveur.

C’est aussi celle du jeune garçon , un sacré malabar (Titou), passionné par les clôtures et  d’un caneton à l’agonie.

Il y a aussi la rencontre  d’un vieux indien sage et silencieux,  avec notre vieux bouilleur de cru, Jackson qui fabrique lui-même son whisky, un tord boyau.

Et au milieu de tout ça un sanglier féroce, redoutable sème la zizanie.

 » La première fois qu’ils l’avaient emmenée au cinéma, en plein air, la grosse rouquine qui tenait la caisse avait lorgné à l’intérieur de la camionnette en plissant les yeux, avait fait péter son chuine-gomme et demandé:

  -Kekseksa?

  -Une cane -un colvert femelle avait dit Titou. Et là, c’est mon pépé.

  -Putain! C’est le canard le plus balèze que j’ai vu de ma vie! »

 

*Un faux pas dans la vie d’Emma Picard de Mathieu Belezi


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Á la fin de l’année 1860 Emma se retrouve veuve avec quatre fils de seize à six ans et les poches vides. Mais le gouvernement Français sait se montre généreux avec les gens comme elle, des traîne-misères. Il lui offre vingt hectares de bonne terre en Algérie.

Emma est une femme simple, sans instruction, élevée dans la crainte de Dieu et le respect de l’administration. Elle fait confiance à ce fonctionnaire cravaté, qui lui promet l’abondance dans ce pays de cocagne.

Un beau salopard oui. Il sait que chaque jour des candidats à l’exil meurent là-bas de faim, de misère. Et nombreux sont ceux qui reviennent encore plus pauvres que le jour où ils sont partis. Mais la France construit cette toute neuve colonie et il faut peupler ce grand pays.

Emma n’hésite pas et tourne tous ses espoirs vers cette terre lointaine. Elle qui n’a jamais quitté son village pense trouver fortune. La suite sera bien plus terrible…. Je ne pouvais même pas imaginer à quel point!!!

« Ce qui se passe, patronne, c’est que les gens ont tellement le ventre vide qu’ils meurent comme des mouches. En allant s’asseoir sur un banc, en se traînant jusqu’au puits, ils tombent et ils se relèvent pas, ils tombent et ils meurent, et il y a tellement de gens qui meurent qu’on les enterre même plus. Alors ceux qui restent et qui veulent pas mourir, savez vous ce qu’ils font patronne? non, je suis bien sûr que vous ne le savez pas, et bien ils mangent les cadavres, ils arrachent des jambes ou des bras aux cadavres encore chauds et ils les mangent. »

 

*La tête à Toto de Sandra Kollender384780

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Dans ce petit roman autobiographique Sandra Kollender invente un personnage, Anna son double.

Elle nous parle surtout de son fils Noé atteint d’une maladie grave et handicapante, le syndrome de West (épilepsie rare qui touche les nourrissons).Pour parler de choses aussi difficiles l’invention de cette autre « elle » lui permet de prendre de la distance et de ne pas tomber dans le mélodrame. Sa vie est une succession de drames. Quelques années plus tôt alors qu’elle vit une très belle histoire d’amour, son fiancé meurt, emporté par une tumeur cérébrale.

Pour écrire et raconter sa vie elle a choisi l’humour, le rire. Et c’est vrai que l’on rit en lisant la tête à Toto.

Le rire est comme on l’a dit, l’arme des faibles contre les forts et l’humour est la politesse du désespoir. Ce qui est drôle ce n’est pas son réel, sa vie; mais ce qu’elle en dit; sa façon de l’interpréter  Et grâce à ce décalage, le lecteur prend conscience de l’absurdité des situations vécues, Elle rit avec nous, contre la maladie, contre la lourdeur de l’administration, les incapables, les odieux…

 » JE M’APPELLE ANNA, je suis au bord de mes trente-sept ans et de pas mal d’autres choses. J’ai des diplômes vraiment très impressionnants. Si vous voulez les voir, ils sont quelque part au fond d’un carton. »

 

*Si c’estt un Homme de Primo Levi

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*Des Souris et des hommes de John Steinbeck

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Des BD

*Tamara Drewe de Posy Simmonds

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Le petit monde de Tamara Drewwe est celui des écrivains. Il est aussi celui où l’on règle ses comptes affectifs.

Tout m’a plu dans ce roman graphique. L’histoire, le scénario (on a l’impression d’être dans un film; les personnages de papier ont l’air réel.) la mise en page, les illustrations, la richesse des personnages, les paysages…

L’histoire se passe dans la campagne anglaise, Beth tient un genre de maison d’hôtes, Stonefield où des écrivains viennent passer quelques jours ou mois au calme.

Stonefield représente le charme campagnard anglais.

La mort et la mélancolie hantent ce roman où tout de même l’humour et la poésie sont présents. C’est le récit mis en images des choses de la vie. C’est fabuleux. Il y a beaucoup de noirceur, au milieu d’un paysage bucolique serein. Les jeunes de la région sont sans espoir et s’ennuient ferme. Leur seule occupation est d’espionner les écrivains « des bourgeois, salauds de riches » et ils vivent par procuration une petite vie pathétique.

« il aime faire l’intéressant devant les femmes… » Il « pérore » « Toutes les filles étaient là comme des tasses autour d’une théière. ».

 

*Sukkvan Island de Ugo Bienvenu

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Roy a 13 ans quand son père Jim, un dentiste lui propose de partir vivre avec lui, pendant un an, dans une île déserte en Alaska. Il n’est pas « très chaud » et je le comprends. Á treize ans, se retrouver loin de sa maison, de ses copains, du lycée, de la civilisation, si longtemps  ça ne donne pas spécialement envie . Mais il accepte pour faire plaisir à son père qu’il connaît peu, car ses parents sont divorcés et Roy vit avec sa mère.

La BD commence par une longue fable un peu délirante, racontée par le père.  Est-ce une mise en bouche, une mise en garde pour le lecteur et le fils ?

Très vite on se rend compte que le père a très mal préparé ce séjour ( des abrutis pareils existent, ça fait vrai, vécu). Ils ne sont pas outillés pour vivre dans une nature aussi hostile (l’histoire se passe en Alaska), il fait froid, il y a des ours et le voisin le plus proche est au minimum à une centaine de kilomètres. Couper le bois, pêcher le poisson, tuer le gibier, toutes ces activités vitales deviennent des corvées pour Roy.

En même temps que le garçon on s’aperçoit que le père est un peu frappadingue, halluciné. A-t-il une dépression sévère, est-il maniaco dépressif; car avec lui  c’est les montagnes russes, il passe du rire aux larmes, et il faut toujours s’attendre au pire!!!!

*Ce n’est pas toi que j’attendais de Fabien Toulmé291592

 

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Cher Fabien Toulmé,

Je me permets de te tutoyer car j’ai l’impression de parler à un ami.

Ton livre nous a fait du bien et nous a rendu heureux.. Je sais combien c’est dur pour un papa de voir l’imperfection dans ce qu’il a de plus cher. Un papa c’est fait pour être fort, et se doit de réussir dans la vie. Avoir des enfants est-ce que ce n’est pas une des plus belles réussites?

Quand ta môme a débarqué dans ta vie, tu as pensé, c’est foutu, je suis foutu. Tu aurais bien aimé remonter le temps, et  tu as même pensé partir là où elle ne serait pas. Mais ce n’est pas ton genre.

Ton cœur, n’était pas encore prêt.

Cet album est réussi de A à Z. Rien n’est en trop, rien ne manque. Le regard, le texte, le dessin et les émotions sont justes. Tu as d’abord écrit cette histoire pour toi.   Cet exercice t’a permis d’évacuer la souffrance, de partager l’angoisse, mais surtout de dire à tout le monde, l’amour que tu as pour ta formidable petite fille.

Peut-être veux-tu aussi te faire pardonner la déception, la honte que tu as ressentie en découvrant ce bébé pas comme tu l’espérais; l’impossibilité de l’aimer au début;  la peur du regard des autres, enfin tous ces sentiments contre-nature et pourtant si normaux mais si inavouables.

Puis tu as  découvert un peu plus chaque jour ta fille…..

 

*Un océan d’amour de Lupano et Panccione

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Un océan d’amour a tout pour plaire, même si on n’aime pas lire des BD. D’abord c’est un bel objet. La couverture rappelle la boîte de sardines ,elle  me fait penser aussi aux romans de Jules Verne.

L’absence de texte m’a obligée à être plus attentive aux dessins, et ça c’est une très bonne chose. Chaque dessin mérite qu’on s’y attarde. L’illustrateur Grégory Panaccione a fait un extraordinaire travail. C’est un régal pour les yeux, et on peut relire l’histoire plusieurs fois sans s’ennuyer. On découvre toujours des détails nouveaux. Wilfried Lupano a écrit un scénario sans temps mort. J’étais totalement prise par cette histoire!! et il y a du suspens, de l’action, des sentiments.

Tous les deux, sont des raconteurs d’histoires. Et là ils nous parlent d’une histoire d’amour où les protagonistes vont traverser un océan, soulever des montagnes, ‘émouvoir des dictateurs…

Elle c’est une bigoudène joviale, toute en courbes houleuses et rondeurs accueillantes; lui c’est un marin pêcheur, petit mais vigoureux, derrière ses grosses lunettes l’œil est vif. …

 

*Mots rumeurs mots cutter de Charlotte Bousquet et Stéphanie Rubini

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Léa est une élève comme toutes les autres élèves. Elle est heureuse d’aller au collège où sans être populaire elle a des amies. Elle est assez réservée mais bien dans sa peau. Quand une nouvelle élève, un brin excentrique se fait bâcher par les autres, elle participe, elle aussi aux moqueries sans se poser de question.

Mais un jour suite à un jeu très pratiqué par les adolescentes (action, vérité), et qui contient tous les ingrédients pour se mettre et se retrouver en difficultés elle va connaître très rapidement la mise à l’écart, les brimades. Sa vie devient un enfer. Ses harceleurs la traquent jusque chez elle, à travers les réseaux sociaux….

Cette BD Mots rumeurs, mots cutter est une réussite totale. Déjà en tant qu’objet ce livre est beau avec tout ce mauve. La couverture est bien trouvée. Les dessins de Stéphanie Rubini, très colorés sont tout simplement géniaux. On est dans le monde de l’adolescence. Les sentiments,sont bien traduits;on retrouve l’univers du collège. Tout est juste, les vêtements, les personnages, les postures. Le scénario de Charlotte Bousquet  est percutant, les dialogues sont justes. Les ados parlent comme des ados, sans que cela soit insupportable à lire. Il y a une tension qui monte progressivement. …

 

*Lydie de Zidrou

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ici

 

Des livres de voyages

*Au corps de l’Inde de Simon ♥

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Je viens d’entreprendre un magnifique voyage!!!

Et j’ai eu un coup de foudre. Ce magnifique carnet « m’a emmenée au bout de la terre ». Entre envoûtement et aversion, mon cœur balance. Sans sortir de chez moi, la vie de l’Inde se déroule sous mes yeux émerveillés. Quel talent!!!

L’auteur Simon a trente-sept ans lorsqu’il entreprend ce voyage en Inde

P3 « Demain, je pars en Inde. J’ai besoin d’un grand voyage dévastateur. »

Simon aime les gens,chaque rencontre est une histoire . C’est aussi un conteur exceptionnel, je suis en Inde avec lui. C’est effroyable, la misère, la saleté, la puanteur, le bruit, ça grouille. C’est phénoménal, la lumière, les couleurs, l’énergie, l’ambiance.

Avec ses mots (c’est la perfection!!!!), je vis ses émotions, je vois ce qu’il voit. C’est dense, infernal. Ce qui se dégage de ce carnet c’est la vie, l’ouverture, le mélange…..

*L’homme itinérant de Romain Potocki; mon dernier grand coup de cœur

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ET PUIS il y a aussi tous les livres lus mais pas chroniqués et d’autres coups de cœur. Le blog est resté plusieurs mois en pause (enfin l’ancien blog)

*A quand les bonnes nouvelles  de Kate Atkinson. Quelqu’un m’a donné ce livre et m’a dit  » chaque personne a un livre qui lui correspond, toi c’est celui ci » Je ne l’ai pas encore chroniqué  (prévu) mais cette lecture a été un très gros coup de cœur et j’ai donné le titre du livre à mon nouveau blog.

*Mille soleils splendides; Les cerfs-volants de Kaboul, de Khaled Hosseini

*Je sais pourquoi chante l’oiseau en cage de Maya Angelou

 

Mon blog c’est aussi le partage de recettes le dimanche. Avec l’équipe des gourmandises ♥ j’ai rencontré de superbes amies. Et nous nous amusons beaucoup.
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Je sais que je vais faire encore de très belles découvertes de lectures.per_meme-www.memegen.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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16 réflexions au sujet de « bilan 2015 »

    1. Si je devais en choisir un seul de ma liste je prendrai l’histoire d’Emma Picard, ce livre réunit tout, l’écriture magnifique, des personnages forts, une histoire prenante et on apprend sur cette époque. Je n’ai pas encore lu les autres mais c’est prévu.

      Aimé par 1 personne

  1. Ben c’est chouette tous ces lectures. Je ne lis pas vraiment les mêmes thématiques mais j’ai au moins noté Primo Livi, mais tu m’as dit que c’était pas trop dur , je veux dire supportable … j’espère que ça ira si je franchis le pas. Pareil, la couleur du lait m’aurait tenté mais je suis une petite nature…
    Bises et à l’année prochaine.

    Aimé par 1 personne

    1. Primo Levi est un indispensable, j’ai trouvé Mauss plus « difficile ». En fait si on peut avoir des lectures en commun car dans ton bilan il y a plusieurs romans qui me plaisent. Modiano déjà, mais je ne lis pas autant que toi. Et j’ai quand même un penchant pour les écrivains américains.
      A bientôt Mind

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    1. Il me semble que j’avais vu chez toi l’album Tamara ,’ai encore tous les autres à lire et ce n’est pas une corvée 🙂 aucune hésitation pour la couleur du lait. Tu vas adorer!!!!

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  2. L’album de Toulmé, celui de Lupano et celui de Zidrou… quelles claques à chaque fois !! Que de bons souvenirs de lecture 🙂
    J’en profite pour te souhaiter une très belle année Louise 🙂

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