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Normalement j’avais décidé de ne participer à aucun challenge, ce qui est une ânerie puisque nos rendez-vous du dimanche sont une sorte de challenge. Puis il y a tous les challenges sans date de fin: Jeanne Benameur chez Noukette; Pavé de l’été chez Brize; Joyce Carol Oates et Plan Orsec pour PAL chez Georges; challenge américain chez Noctembule, et le rendez-vous de la BD les mercredis.

Et là paf!!! je tombe sur ça (#52photoproject2016 – 1/52) chez Gaelle la libraire. L’idée est un projet photo du blog Yellow Cat.

Cette idée me séduit beaucoup, je vais voir défiler le temps .  Ce challenge est un peu plus exigeant,il y a des « thèmes » à suivre chaque semaine. Il n’y a pas non plus d’obligation…. Je ne sais pas si j’aurai toujours l’inspiration ou l’envie de le faire chaque semaine. A voir.

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Le premier mot est morning

Tous les matins lorsque je suis à la ville je dois m’empresser d’ouvrir les volets à Mignonne pour qu’elle puisse observer la rue, les oiseaux perchés sur les arbres et les lampadaires.DSC_0395

A la campagne, tous les matins je dois ouvrir rapidement à la chatte du voisin (pas vraiment sienne. Son vrai maître est décédé. Il s’en occupe à moitié, la nourrit parfois) pour qu’elle rentre à la maison. Elle va se chercher un coin tranquille pour dormir. Elle a passé toute la nuit dehors.

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Le prochain mot c’est bois, jeudi 14 janvier.

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Le restaurant de l’amour retrouvé

 

chronique rapatriée de l'ancien blog, pour être en harmonie avec Syl :)
chronique rapatriée de l’ancien blog, pour être en harmonie avec Syl 🙂

Tout d’abord je dois vous dire comment ce roman est venu à moi. Les dimanches avec d’autres blogueuses amies nous cuisinons dans la bonne humeur et partageons nos recettes. Sandrion a voulu nous faire découvrir ce roman qu’elle a beaucoup apprécié. C’est devenu un livre voyageur. Demain il prendra de nouveau la route pour aller chez Syl.

Dans ce roman le Japon te tombe dessus. Mais ce n’est pas le Japon moderne, urbain, de la haute technologie. Ici le temps s’est arrêté dans un petit village entouré de montagnes. Le mot pour parler de ce petit roman est harmonie.

Rinco trahie par son fiancé a tout perdu. Elle revient dans son village qu’elle avait quitté depuis plus de dix ans. Les relations avec sa mère ont toujours été très difficiles et cette dernière l’accueille froidement. Pour vivre elle décide d’ouvrir un petit restaurant, l’Escargot. Sa passion est la cuisine et elle a acquis beaucoup d’expériences en travaillant dans plusieurs restaurants en ville. Mais c’est surtout l’amour de sa grand-mère qui la porte. Cette dernière lui a transmis tout son savoir pour faire des repas réconfortants, et aussi le respect des aliments.

La philosophie de Rinco est se taire (elle a perdu la voix depuis la trahison du fiancé) ouvrir l’œil et le cœur. Pour bien cuisiner il faut respecter la vie et aimer. Aimer tous les produits vivants que fournissent les paysans  et la nature. Mais surtout il faut aimer les gens. Son credo: se laisser envahir, se laisser traverser. La cuisine est une manière de méditation. Elle fait le vide pour accueillir le monde.

Contrairement à ce que vous pourriez penser, on ne s’ennuie pas du tout dans ce roman, car le tempo est à la fois l’adagio quand elle cuisine. Elle prend son temps, respire, effleure, soupèse, admire; et le prestissimo des tourbillons de sa vie, des personnes qui viennent dans son restaurant.

J’ai plongé dans cette histoire et il y a toujours des choses surprenantes qui arrivent. C’est délicieux et la fin surprenante (j’ai même été un « chouya » choquée, mais ça doit être mon regard d’occidentale) ajoute un zeste de piment à cette lecture.

 

« La vie, c’est beaucoup plus de chagrins que de joies, et c’était particulièrement vrai dans mon cas, mais j’avais quand même vécu en m’appliquant à saisir au vol de petits bonheurs. »