Quarante jours d’automne

Bonjour les gens

Aujourd’hui pour ma recette du dimanche je me suis inspirée d’un petit roman 40 jours d’automne  de Philippe Milbergue aux éditions lemuscadier. C’est un roman sur l’immigration, le déracinement, l’intégration dans un pays qui n’est pas le sien. (des sujets très actuels). Grâce à la cuisine, Stelian, un roumain, papa d’une adorable petite Lulia va sortir de son isolement, apprendre le français et faire de belles rencontres.

Un très beau roman jeunesse à lire, ça parle de cuisine, d'amitié, de l'accorderie....de plein de trucs.
Un très beau roman jeunesse à lire, ça parle de cuisine, d’amitié, de l’accorderie….de plein de trucs.

Dans le roman il y a plein de recettes, car la maîtresse de Lulia organise un atelier de cuisine avec les enfants et les parents.  Dans cette école, comme dans beaucoup d’écoles les enfants sont de toutes origines. C’est un beau mélange.

La recette que j’ai choisie est un gâteau d’origine roumaine et s’appelle en vrai, un patruzeci zile de toamna . Mais on peut le traduire par  quarante jours d’automne. Il vient d’une très vieille légende de la Roumanie.

Je vous raconte en gros (sinon je vais vous perdre, si ce n’est pas déjà fait!!! Et le dimanche vous êtes toujours pressés)

Il y avait « une princesse jolie comme un cœur et méchante comme un pou. Elle était tellement méchante que son père en était mort de chagrin. Sa mère vivait recluse dans un monastère. Elle priait pour le salut de sa fille si méchante. Mais la princesse s’en fichait elle n’aimait qu’elle. »

Tout le monde dans le royaume est terrorisé par cette princesse. Parfois elle découpe les gens en morceaux et les donne à manger à ses chiens!!! Un jour la mort entend prier la mère et gémir le peuple. Elle entre dans une colère terrible car personne n’a le droit d’être plus méchant qu’elle. Elle se rend au château et pose un ultimatum à la princesse après lui avoir passé une sacrée casse!!!! (je ne recopie pas le texte, mais il est sublime!!!!). La princesse n’en mène pas large car elle a très peur de mourir. Elle va tout faire pour contenter la mort.

Voici ce que lui ordonne la mort:

« Tous les jours, je vais venir te voir. Je serai toujours déguisée et tu ne pourras jamais me reconnaître. Et tous les jours tu vas m’offrir un dessert. Attention, pas n’importe quel dessert. Un dessert que tu auras composé à partir du dessert de la veille. Tous les jours, je veux manger un nouveau dessert et le dessert de la veille en un seul dessert. A toi de l’inventer. Si le dessert est à mon goût, je te dirai « merci princesse; Je reviendrai demain. » « Si par contre, le dessert me déplaît, je t’emmènerai immédiatement et ton nom sera effacé de toutes les mémoires. »

Vous êtes toujours avec moi??????

 

Alors vous avez trouvé le dessert????? J’ai bien envie de vous laisser réfléchir et de revenir seulement la semaine prochaine, mais j’entends vos cris d’impatience AHAAAAAAAHHHH  NOOOOON  PITIEEEEEEEE 964798208    Je suis moins méchante que la princesse.

 

Le dessert est un gâteau de crêpes.

Wahoouuuuu,679976 je vois votre déception, tout ça pour ça. Mais moi honnêtement c’est la première fois que j’en faisais un…. et c’est aussi la dernière fois!!!!! C’est bon mais je ne vois pas l’intérêt de ce dessert.

Pour commencer vous faites une pâte à crêpes.

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(pour une douzaine de crêpes)

250 g de farine de froment (une farine blanche de votre choix)

75 g de sucre (j’ai mis du roux)

un peu de rhum (facultatif)

1/2 litre de lait

3 gros œufs

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Aidez-vous d'une petite assiette pour couper tout ce qui dépasse. Il faut que les bords du gâteau soient réguliers.
Aidez-vous d’une petite assiette pour couper tout ce qui dépasse. Il faut que les bords du gâteau soient réguliers.

Ensuite vous recouvrez chaque crêpe de l’ingrédient de votre choix. J’ai vu sur internet qu’on pouvait faire ce gâteau tout chocolat, avec des fruits, avec des confitures, alterner…bref c’est le gros bazar, aucune règle! vous faîtes comme vous voulez.

Pour rester dans l’esprit du livre, j’ai apporté à mes 10 couches de crêpes une saveur différente à chaque fois. J’ai fait avec ce que j’avais dans le placard et le frigo (heureusement que je n’avais pas de sardines 🙂  )

J’ai mis du nutella, des pommes cuites caramélisées, des poires crues, de la confiture de myrtille, du lemon curd, de la chantilly…

poire bien mûre
poire bien mûre

 

Ok ce n'est pas trop régulier et la chantilly coule!!
Ok ce n’est pas trop régulier et la chantilly coule!!

 

Lorsque vous avez terminé, il faut mettre le gâteau de crêpes au frais recouvert de film alimentaire.

Résultat: 
C'est compact!!!
C’est compact!!!

 

J'ai entendu: "qu'est-ce que tu cuisines bien maman :) "
J’ai entendu: « qu’est-ce que tu cuisines bien maman 🙂 « 

 

Verdict: C’est long à faire mais pas compliqué. C’est bon, mais je préfère manger les crêpes les unes après les autres. Ici on perd toute la légèreté des crêpes et avec tous les ingrédients ajoutés il y a une explosion de saveurs.

J’ai un peu l’impression d’avoir avalé « une enclume »!!!

Merci pour les courageux qui sont restés jusqu’au bout ♥    Bon dimanche

Allons voir ce que les copinautes ont préparé de bon:

Chez Syl    chez Nahe     chez Sandrion

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Sur la piste de Tarzan

 

Dommage la couverture n'est pas attirante. J'ai oublié de citer la maison d'édition: Les moutons électriques :)
Dommage la couverture n’est pas attirante. J’ai oublié de citer la maison d’édition: Les moutons électriques 🙂

Je suis rentrée!

Comme promis lors de l’article précédent, je vais vous raconter dans le moindre détail mon voyage.

En compagnie de Simon Sanahujas et Gwen Dubourthoumieu, je suis « partie » au Gabon Sur la piste de Tarzan!!! (ben oui on peut voyager de son canapé…. et puis « faute de grives on mange des merles »).

Sur la piste de Tarzan est à la fois un livre de voyages, d’aventures, de photos et presque un roman. En 2009 l’écrivain Sanahujas et le photographe Dubourthoumieu ont le projet farfelu de partir au Gabon pour retrouver la trace de Tarzan.

Qui ne connait pas Tarzan? C’est un mythe. Nous avons tous vu au moins un film (non?), il y en a eu tant!

 

TARZAN

Mais Tarzan, l’homme singe est un personnage imaginé par  Edgar Rice Burroughs en 1912.

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« Tarzan est le fils d’aristocrates anglais qui ont été débarqués dans la jungle africaine suite à une mutinerie. À la mort de ses parents, Tarzan est recueilli par une tribu de grand singes que Burroughs appelle les orangs, une espèce inconnue de la science mais qui partage des caractéristiques communes avec les gorilles, les chimpanzés et les premiers hominidés, en particulier une forme primitive de langage. En orang, Tarzan signifie peau blanche, mais son véritable nom est John Clayton III, Lord Greystoke. 

Ayant dû survivre dans la jungle depuis sa plus tendre enfance, Tarzan montre des capacités physiques supérieures à celles des athlètes du monde civilisé. Il est aussi doté d’un intellect supérieur et il apprend l’anglais seul en utilisant les livres d’images qu’avaient emportés ses parents. Contrairement à la plupart de ses incarnations cinématographiques, le Tarzan des romans parle un anglais parfait.

Ce n’est qu’une fois adulte que Tarzan rencontre des humains pour la première fois. Il se rend alors en Amérique (Baltimore) mais finit par rejeter la civilisation moderne et retourne dans la jungle. Au fil de ses aventures, il découvre des cités oubliées comme celle d’Opar ou des mondes perdus comme celui de Pal-ul-don… » (pris ici)

Ces deux aventuriers un peu cinglés se sont totalement inspirés du roman. Ils ont voulu vérifier « l’éventuelle vraisemblance » de l’histoire car Edgard Rice Burroughs précise dès les premières pages du roman Tarzan of the Apes, qu’il rapporte un récit authentique. Tarzan aurait vraiment existé!!!  Ils veulent retrouver tous les lieux importants dans la vie de l’homme singe, vérifier si la forêt décrite par Burroughs est bien celle du Gabon. Ils veulent aussi retrouver l’espèce de grands singes qui éleva Tarzan.

Contrairement à Tarzan qui est né au milieu des bêtes sauvages et qui a rejoint un court moment la civilisation, Simon et Gwen font le chemin inverse. Ils partent de la civilisation pour « s’enfoncer dans la sauvagerie ».

Cela donne un livre passionnant. C’est très bien écrit, ça se lit comme un roman. J’ai partagé leurs aventures, leurs galères. Est-ce que vous connaissez l’émission Les routes de l’impossible? Leur voyage c’est exactement ça!

On apprend beaucoup sur le pays, la politique, l’économie, les paysages, les us et coutumes, les superstitions et rites….

Le Gabon : ….c’est grandiose……. Il y a des fleurs partout, c’est propre, et surtout….on y mange bien !!!  AHHAHHA ce n’est pas tout à fait ça !  Ils ont vécu des expériences assez traumatisantes (enfin pour moi qui suis trouillarde, c’est pour ça que c’est confortable de voyager grâce aux livres).

Donc je suis de retour. Bref : une rando géniale, j’ai adoré ! (et sniff sniff je n’ai pas encore trouvé de Tarzan.. même en slip léopard)

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Moi Jane

Faut m’excuser:  je suis ailleurs,  je voyage!!!

Les copines, ne pensez pas que je me vante  (d’autant plus que, jusqu’à présent j’en n’ai pas trop eu l’occasion).

Je suis en Afrique avec Tarzan. Il fait chaud  (non je ne transpire pas… je brille!!).

Déjà plusieurs jours que j’essaie de vous écrire mais ici « l’internet est préhistorique ».

Promis, je reviens très vite vous raconter ce beau voyage, je vous envoie du soleil.

Et sinon, comment ça va? et la famille ça va? et le travail, comment ça va avec le travail?

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Marple Cake, un gâteau pour les oursonnes et les oursons

Je suis en retard pour poster ma recette, mais j’étais à la campagne, sans internet.

Vendredi après-midi j’ai préparé un gâteau québécois. Avec l’équipe des gourmandises, nous participons au challenge québécois chez Karine et Yue Yin. J’étais très pressée et joyeuse car à la météo, ils annonçaient un weekend très ensoleillé. C’était le bon moment pour partir dans ma campagne, loin de tout.

J’ai trouvé la recette de ce gâteau ici.

Il faut une bouteille de sirop d'érable.
Il faut une bouteille de sirop d’érable.

C’est un gâteau riche en beurre et en sucre; mais je n’ai pas mangé de gâteau aussi bon depuis très longtemps. Il est onctueux, parfumé. Pour respecter « la rigueur diététique je l’ai accompagné de morceaux de fruits.

une mangue et une poire juteuses
une mangue et une poire juteuses

Puis nous avons pris la route insouciantes et impatientes d’arriver.

Au loin se dressent les montagnes, avec la première neige.
Au loin se dressent les montagnes, avec la première neige.

Samedi matin je me suis levée très tôt. Par habitude j’ai allumé la télévision sur une chaîne d’information et j’ai vu le chaos à Paris, l’horreur. J’ai pleuré devant ces images épouvantables. Je ne comprends pas cette barbarie et je n’ai pas de mot.

Dans l’après midi, la doyenne du village, Clémentine s’éteignait chez elle, comme une chandelle, parmi les siens.

Si cette mort est dans « l’ordre des choses », et rend tristes les personnes qui ont connu Clémentine, toutes les morts innocentes de Paris demeurent dans l’incompréhensible. J’imagine la souffrance immense des familles et des amis qui sont touchés par ce drame. Je partage leur douleur.

Puis j’ai éteint la télé. Pleurer ça sert à rien. Il faut vivre comme d’habitude. Dans mon petit village, je ne me sens pas inquiète comme doivent l’être les Parisiens.

Avec Merveille, nous avons fait une magnifique randonnée, autour du lac.

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Faire une pause…
A quoi pense ce pêcheur perdu dans cette immensité? Au monde qui est devenu fou?
A quoi pense ce pêcheur perdu dans cette immensité? Au monde qui est devenu fou?

Je suis loin de Paris, mais avec cette dernière rose de mon jardin je rends hommage à tous ces gens, ces enfants, ces parents meurtris.

We will survive
We will survive

Allons voir ce que les amies ont préparé de bon.

Sandrion    Syl     Lire, relire, ne pas lire

Le grand cahier

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Vous voulez une histoire avec des personnages forts , quelque chose qui vous donne envie de tourner les pages, qui vous emporte.

Il faut lire ce roman. Attention c’est de la dynamite!   L’histoire est choquante, mais  c’est brillant, intelligent. Vous allez pousser des cris « quelle horreur!! »

C’est l’histoire de deux minots, même pas dix ans. Ils sont jumeaux, très fusionnels, ne peuvent pas vivre l’un sans l’autre. On est au cœur de  la seconde guerre mondiale, le père est au front, la mère ne peut plus s’occuper de ses fils. Elle cherche du travail, ils n’ont pas de quoi survivre, dans la grande ville où la famine sévit. La mère décide de confier les enfants à sa mère qui vit à la campagne et avec qui elle est brouillée depuis très longtemps, bien avant son mariage et la naissance des garçons.

Cette vieille est affreuse, sale, radine et très méchante. Mais tant pis il faut mettre les enfants à l’abri de toute la violence qui s’abat sur la grande ville. Les gens du village l’appelle la sorcière.

Le roman commence par les retrouvailles, d’entrée le ton est donné. Je me dis mais qu’elle affreuse bonne femme!!!!

Notre Mère dit:

— Ce sont vos petits-fils.

— Mes petits-fils? Je ne les connais même pas. Ils sont combien?

— Deux. Deux garçons. Des jumeaux.

L’autre voix demande:

— Qu’est-ce que tu as fait des autres?

Notre mère demande:

— Quels autres?

— Les chiennes mettent bas quatre ou cinq petits à la fois. On en garde un ou deux, les autres, on les noie.

Et là si vous pensez qu’ils vont se la couler douce auprès de leur mémé, en allant se promener dans les bois, en buvant du bon lait, mangeant des œufs frais, en allant ramasser les champignons; que nenni!!

La vie à la campagne avec leur grand-mère est horriblement difficile. Ces enfants étaient des élèves doués, et avaient l’amour des livres. Il n’y a plus d’école. Ils décident d’apprendre seul, par tous les moyens et d’apprendre sur tout. Pour commencer ils consignent chaque événement dans un cahier. Mais ils veulent être vrais et s’interdisent d’utiliser toute opinion subjective. Aucun sentiment ne doit paraître.

Il est interdit d’écrire: « Grand-Mère ressemble à une sorcière »; mais il est permis d’écrire: « Les gens appellent Grand-Mère la sorcière. »

Nous écrivons: « Nous mangeons beaucoup de noix. », et non pas « Nous aimons les noix », car le mot « aimer » n’est pas un mot sûr, il manque de précision et d’objectivité. « Aimer les noix » et « Aimer notre mère », ce ne peut pas vouloir dire la même chose.

Le style peut paraître enfantin, simple, mais en réalité c’est travaillé. L’absence d’émotion vous glace. On a l’impression que rien ne peut toucher ces enfants. Ils peuvent alors commettre tous les actes, même les plus terribles.

Mais ils doivent se protéger des autres. En temps de guerre tout est permis, chacun veut sauver sa peau, tirer profit. Les hommes font voir ce qu’ils ont de pire en eux, et de meilleur aussi.

Ils vont s’obliger à faire des exercices d’endurcissement pour apprendre à résister à la douleur physique et morale. Ils vont apprendre à mendier, à jeûner,ils vont s’entraîner à la cruauté…

Au fil du roman, vous allez croiser une jeune fille au bec de lièvre, en mal d’amour. Elle n’a jamais été aimée de toute sa misérable vie. Vous allez être bouleversés. Et tant d’autres personnages.

C’est un grand roman de seulement 168 pages qui trouve écho encore aujourd’hui. Et comme c’est une trilogie j’ai hâte de lire La Preuve et Le Troisième mensonge.

Si vous ne l’avez pas encore lu, c’est le moment. C’est un sacré bon roman. Je me répète mais c’est pour que ça rentre!!!

Confiture de châtaignes

Salut les gens!

On est dimanche…. et on fait quoi le dimanche.. ben on se régale… yesssssssss!!

Aujourd’hui dans les blogs nous allons vous parler de la châtaigne. Pendant les dernières vacances, nous avons fait une belle récolte.

Je vous avoue que j’ai dû utiliser « toute ma rigueur teutonique » pour faire marcher mon petit monde au pas. ( quand j’ai dit à fiston, nous allons ramasser les châtaignes pour faire de la crème de marrons, il a trouvé cette idée colossalement absurde!!! mais j’ai insisté en lui certifiant que ce serait une expérience mémorable que s’il ne participait pas à la récolte, il pourrait faire « ceinture » sur la crème de marrons (il adore ça).)   —Mais mon chou ça va te faire du bien, ici on vit dans un monde réel!  Loin d’internet, loin de Call of Duty, de fesse de bouc…On vit à la campagne! dans la nature. Respire.

Super les vacances… ça me saoule…

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Assez de blablas, voici la recette. Enfin ce qu’il faut normalement faire, nous on a fait à l’instinct.  Depuis j’ai encore les bras qui flageolent!!!

Dans tous les blogs de cuisine j’ai trouvé la même recette (mais un peu trop tard)

Ces quantités sont pour 1 kilo de châtaignes, vous pouvez multiplier les doses

♦1 kilo de châtaignes

♦600g de sucre de canne roux

♦2 cuil. à café de sucre vanillé (ou une gousse de vanille fendue)

⊗Faire une petite incision dans chaque châtaigne (on a sauté cette étape; hélas!!!!)

⊗Les mettre dans un récipient et couvrir d’eau.

⊗Laisser bouillir pendant 10 minutes, ce qui permettra de retirer facilement l’écorce (la coque brune et la peau). Pas pour nous, nous nous sommes couchés au petit matin! c’était long, long, long…

Wahoouu la cocotte est vide!!! chouette on peut aller au lit. Non il reste encore pas mal de travail!!
Wahoouu la cocotte est vide!!! chouette on peut aller au lit. Non il reste encore pas mal de travail!!

⊗Après avoir retiré l’écorce,  remettre les marrons dans de l’eau bouillante, et laisser cuire jusqu’à ce que les marrons deviennent tendres et s’écrasent facilement.

⊗Égoutter et mixer les marrons encore chauds, vous pouvez utiliser un mixer électrique. Nous, nous avons utilisé un presse purée antique et la force des bras!

⊗ Faire un sirop avec le sucre roux et deux petits verres d’eau, quand le sirop commence à bouillir,  verser dans la purée de marrons obtenue, avec le sucre vanille.

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⊗ Mélanger avec une cuillère en bois jusqu’à l’obtention d’une crème.

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A cette étape nous avons « remouliné » car il restait trop de grumeaux .

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⊗Verser dans des bocaux bien lavés, ébouillantés et retournez les ensuite.

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Vous savez quoi c’est ça le vrai luxe. Mon Dieu que c’est bon!!! Rien à voir avec celle toute prête du commerce!!! Une tuerie!

Que faire avec cette crème de marrons?

Vous pouvez la servir en dessert avec du fromage blanc ou avec une compote de pommes. L’utiliser  en pâtisserie :  dans les tartes aux pommes, dans des verrines, pour un tiramisu, ou simplement pour vos tartines… ou pour la future bûche de Noël.

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Ce matin mes ados dorment encore… c’est le moment de prendre du temps pour moi. Je sors lapiner.

Attention ne changez pas la première lettre, j’ai bien dit lapiner!!! Je vais courir COMME UN LAPIN  🙂  running_rabbit_16

Pour éliminer toutes ces bonnes choses, et quand je reviendrai je me ferai une belle tartine à la créme de marrons Miam Miam. 

Je suis gourmande, mais je me soigne.

Bonne journée à vous tous et à ma gang des gourmandises ♥ flower_48

Allons voir chez les copinautes ce qu’elles ont préparé de bon.

Asphodèle   Sandrion    Syl   Nathchoco  ici aussi

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Camille, mon envolée

 

 

 

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Dans ce texte choc qui vous arrache le ventre, Sophie Daule parle à sa fille Camille. Elle raconte dans le détail, l’inracontable. Ce que je n’ose même pas imaginer vivre. La mort de son enfant. Sa fille vient de mourir.

Depuis mon cœur crevé je vais faire ça, raconter ta mort, ta maladie, ton agonie. Du jeudi 19 au lundi 23 décembre; quatre jours, trois p’tits tours et puis s’en vont…

C’est un rapport parfaitement absurde parce que je l’adresse à une morte; je dis tu, je te dis mon chaton, alors que tu n’entends plus. Parfaitement absurde aussi parce que bien sûr je n’oublierai jamais; mais je te le dois…. Et puis je m’ennuie sans toi, sans t’écrire.

C’est très difficile de parler de ce livre. C’est la douleur puissance 10000. Et j’aimerais vraiment ne pas dire des conneries, vous comprenez. Ce récit est bouleversant, magnifique. Tout est très juste et hallucinant.

Cette histoire,on dirait un très mauvais film de série B; comment aujourd’hui peut-on mourir à 16 ans d’une très forte fièvre? C’est irréel, impensable. Statistiquement déconcertant.

Hier, je me suis couchée avec plein de questions moi aussi…Comment fait-on pour survivre? Vivre ensuite quand même et peut-être plus tard. Vivre?

Je ne suis pas la mère qui s’inquiète le plus facilement. Mais depuis cette lecture, j’ai peur de ne pas assez m’inquiéter. Comment continuer à faire confiance à ceux qui nous soignent?

François Busnel dans la grande libraireie,dit: « le tour de force de ce roman est l’absence de Pathos ». J’ai lu aussi plusieurs avis où les lecteurs soulignaient cette absence de Pathos. On dirait qu’en littérature Pathos est un gros mot. Mais la définition du Pathos (mis en avant par Platon) c’est:

l’émotion, la séduction, le toucher, l’empathie entre l’argumentateur et sa cible .

Ce roman est tout ceci, pendant et après la lecture, je suis  dans un ouragan d’émotions, touchée par cette femme,mon alter ego, par sa fille. Le chagrin du lecteur n’est qu’un faible ertzart à côté de celui de cette mère qui s’étrangle de culpabilité.

Je comprends la démarche de cette femme, qui en écrivant continue à faire vivre sa fille. Chaque lecteur emporte en lui un bout de sa Camille.

Impossible d’oublier.