Faillir être flingué

CVT_Faillir-etre-flingue_4969

Dans Faillir être flingué il y a tout ce que j’attends d’un bon roman: une belle écriture, des personnages forts, une histoire prenante, du dépaysement.

Cécile Minard nous offre la possibilité de vivre l’aventure de la conquête de l’ouest en pyjama. Au fil de la lecture on croise des colons en chariot, une indienne seule survivante de sa tribu exterminée, une enfant perdue, des cow-boys qui cherchent la fortune, des éleveurs de moutons, des voleurs de chevaux, une tenancière de bar moitié maquerelle, un jeune homme qui fuit son père, des tribus indiennes, une musicienne,  des chasseurs de primes…

Tous ces personnages marchent vers leur destin. Ils vont traverser de rudes épreuves, et tenteront d’échapper à la mort (d’où le titre).

Quand on plonge dans ce roman, on ne sait pas où on va, mais on y va. Chaque page tournée est une nouvelle aventure, histoire ….

Pendant ma lecture,j’avais envie de dire, ne me dérangez pas, je suis emportée dans un déluge, brûlée par le soleil…je suis dans les grandes plaines, je suis une indienne …, je suis en train de traverser une rivière en crue….

Cécile Minard est extraordinairement douée!!  Elle réussit à nous donner la vision de ce qu’on lit, de rendre vivant ses êtres de papier. Je suis au cinéma! mieux qu’au cinéma!   je découvre une formidable épopée.

J’oublie souvent mes lectures, mais Faillir être flingué est un livre qui va peupler mon imaginaire pour longtemps. Il y a tout la dedans, de la poésie, du bruit, de la fureur, de bons sentiments, du rire, des frissons, les grands espaces avec des paysages grandioses….en un seul mot, l’aventure.

Je ne veux pas vous en dire plus, pour vous laisser le plaisir d’être aussi surpris que moi je l’ai été.

Premières phrases: « Le chariot n;en finissait plus d’avancer. La grand-mère à l’arrière criait de toutes ses forces contre la terre et les cahots, contre l’air qui remplissait encore ses poumons. 

Quand elle ne dormait pas profondément, insensible au monde, sourde, aveugle et enfin muette, elle criait furieusement dans le tunnel de toile qu’elle avait désigné comme son premier cercueil en s’y asseyant, au début du voyage. »

Prix du livre inter 2014

 

57239

 

photo-libre-plan-orsec-2

     1/47